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Question au Ministre de l’Agriculture sur les conséquences de la sécheresse en Ardèche

L’Ardèche est à sec ! C’est du jamais vu, probablement depuis 1929 ! Le marathon international des Gorges de l’Ardèche en canoë-kayak a dû être annulé, faute d’eau, au mois de novembre ; des maisons se fissurent sous l’effet de la sécheresse prolongée ; ce sont des paysans bretons qui livrent du foin aux paysans ardéchois ; les châtaignes ont la taille des olives ; les nappes phréatiques sont au plus bas et certains agriculteurs n’excluent pas de mettre un terme à leur activité.

Sécheresse en Ardèche

Retrouvez mon intervention dans l’hémicycle où j’ai interpellé le Ministre de l’Agriculture sur les mesures exceptionnelles qu’il faut mettre en œuvre avant la fin de l’année pour faire face aux conséquences catastrophiques de la sécheresse en Ardèche, en particulier pour aider les agriculteurs du Département #DirectAN

Publié par Hervé Saulignac, Député de l'Ardèche sur mardi 12 décembre 2017

Depuis le mois de mars, les précipitations sont quasi inexistantes sur l’ensemble du département, à l’exception de celles qui sont intervenues ces derniers jours. Dans la filière castanéicole, qui est importante pour l’Ardèche, on a constaté une baisse de la production de 50 % à 80 %, selon les exploitations. Les dommages collatéraux se font ressentir, et pas toujours là où les attend. Les sangliers, en manque de nourriture et d’eau, ont ainsi investi les cultures, voire les centres-villes, y compris celui de la ville préfecture, Privas. Les dégâts qu’ils causent créent d’importantes tensions.

J’aurai donc deux questions très simples à vous poser. D’abord, pouvez-vous m’assurer que les délais de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle seront réduits au maximum et que les critères d’indemnisation seront assez souples pour couvrir l’ensemble des préjudices subis ? Ensuite, M. le ministre de l’agriculture peut-il prendre l’engagement d’étudier sérieusement la requalification de la montagne ardéchoise en zone de montagne sèche pour venir en aide aux agriculteurs, et d’autoriser les équipements de stockage, qui pourraient se limiter à 0,2 % des précipitations annuelles ?